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À lire dans le journal
La simplicité apparente des parties de Capablanca cache des choix précis. Rejouez-les en observant les échanges et l'entrée en finale.
Une partie de José Raúl Capablanca peut donner l'impression que tout se passe naturellement. Les pièces trouvent une bonne case, un échange clarifie la position, puis une finale devient difficile à défendre. Cette impression de facilité cache des décisions précises. C'est ce qui rend ses parties utiles à rejouer encore aujourd'hui.
Né en 1888 à Cuba, Capablanca a battu Emanuel Lasker à La Havane en 1921 pour devenir champion du monde. Il a conservé le titre jusqu'à sa défaite contre Alexandre Alekhine en 1927. Le musée des échecs de la FIDE retrace ces deux matchs et la place de Capablanca dans l'histoire du jeu. Son règne a duré six ans, pas une période d'invincibilité sans limite.
Pour apprécier ses parties, mieux vaut éviter les résumés qui ne montrent que le résultat. Rejouez une partie complète et demandez-vous quel problème chaque coup résout. Parfois, le choix le plus instructif n'est pas une combinaison, mais l'échange d'une pièce adverse active ou la protection d'une case faible.
Choisissez un moment où plusieurs échanges sont possibles. Avant de voir la suite, imaginez la structure de pions qui restera après chacun. Quel roi pourra s'activer en premier ? Quelle tour trouvera une colonne ouverte ? Cette façon de lire le plateau rejoint la question de quand échanger les pièces, sans prétendre qu'il faut toujours simplifier.
La réputation de Capablanca est aussi liée à sa technique en finale. Pour travailler ce point, arrêtez une partie au début de la finale et notez où se trouvent les rois, les pions passés possibles et les pièces encore actives. Jouez la position vous-même avant de regarder les coups du champion. Vous verrez plus clairement ce qu'il a empêché autant que ce qu'il a créé.
Capablanca n'a pas gagné en jouant toujours le coup le plus court ou le plus prudent. Une position peut exiger du calcul, une autre une amélioration lente. La leçon est de chercher la raison d'un coup plutôt que d'imiter sa surface. Dans une partie que vous jouez, nommez le problème principal, puis choisissez une action vérifiable.
Le parcours des champions du monde publié par la FIDE replace son règne entre Lasker et Alekhine. Pour le joueur d'aujourd'hui, sa meilleure porte d'entrée reste le plateau : une partie, une position critique, puis votre propre explication de la suite.
Après la lecture
Un plateau à installer, un jeu complet à offrir ou une pendule pour rythmer la partie. À chacun sa façon de jouer.
Échiquiers
Pour donner sa place à chaque partie.
Jeux d'échecs complets
Plateau et pièces réunis.
Pendules d'échecs
Pour jouer aussi avec le temps.